MINI INTERVIEW de pascal BRESSON par Erwan (Décembre 2003) :Pascal, tu es natif de Reims, pourquoi être venu en Bretagne ?
Pour 2 raisons : le travail et surtout la beauté de la nature. J’ai habité longtemps à Troyes. Je me suis fait un ami qui se nomme Didier Bienaimé. Vous devez bien le connaître ici, car il était le héros d’une série " Entre Terre et Mer ". Il jouait le rôle de Pierre. A cette époque, il venait de terminer le tournage et avait gardé un bon souvenir de la région. Avec sa petite famille, il était venu s’installer 8 mois à Saint-Suliac. Il m’a donné le virus de la Bretagne.
Ce qui est marrant dans cette série, c’est que j’ai bien connu Bernard Fresson. Il était natif de Reims comme moi. Ses parents tenaient une boulangerie. Vers l’âge de 15 ans, j’avais réussi l’entrée au théâtre de Reims et j’avais comme prof, Jean-Claude Drouot (celui qui jouait Thierry la Fronde). Et de temps en temps, Bernard venait faire un tour pour nous donner des cours. C’était super et il était doté d’une extrême gentillesse. Le dessin pour moi a pris sur la comédie !
Pourquoi la comédie ?
Tout simplement que j’adorais changer de personnages. J’adorais jouer, me vêtir de costumes d’époque et j’ai beaucoup appris sur la confiance et l’assurance. Cela a duré 1 an. Après il fallait trouver sa direction. Je pense que le théâtre est aussi dur que le dessin. Donc 50/50.
Et Nicolas Hulot, ce n’est pas rien ! Comment l’as-tu connu ?
Pour la série Poulpia, ma petite pieuvre orange qui combat la bêtise humaine, à chaque aventure, je demandais une préface. Un jour, j’ai eu l’occasion de rencontre Nicolas Hulot. 5 mois après, j’avais ma préface. Chemin faisant, nous nous sommes revus, et l’on a décidé de bosser ensemble. Pour 2005/2006, nous avons deux projets. On verra bien, je ne peux en dire davantage ! Sinon Nicolas Hulot est une personne que j’aime beaucoup. Il a besoin de nous tous pour combattre et faire prendre conscience à tous, que notre planète est en danger.
Une dernière chose ? Un petit mot ?
J’aimerais parler de mon arrière, arrière grand-père maternel. Il est le créateur-inventeur du réfrigérateur. Quand j’en parle, ça fait sourire. A cette époque, il était très connu, mais la vie a fait qu’il revende son brevet. Il a gagné beaucoup d’argent et en a dépensé énormément. Plus un sou dans la caisse. Pauvre de moi pour l’héritage !
Puis pour finir, je tiens à dire que je défends les causes, les grandes causes humanitaires ou autres au travers des albums collectifs. Je ne demande jamais rien et quand j’irai un peu mieux, et si la force morale m’en donne l’occasion, je tiens à me rendre auprès des enfants dans les hôpitaux pour les aider, dessiner auprès d’eux, essayer de les rendre heureux. Pour moi, il n’y a rien de pire, qu’un pauvre enfant malheureux.
Merci pascal.